Réfugiés et citoyens, égalité sur tous les points

L’égalité fait souvent partie des valeurs prônées par les acteurs politiques. Elle fait partie de leurs programmes et objectifs politiques. Mais qu’en est-il de son application vis-à-vis du public ?

Égalité des conditions

Si les inégalités sont un mal, l’égalité des conditions est-elle ce dont le public exige ? Comme la provenance du public est très diversifiée, l’égalité des conditions paraît peu importante à côté d’une bonne politique économique et sociale, car elle serait difficile à cerner.

Si l’équité exige qu’à contributions identiques, les rétributions doivent être égales, toutefois, le public accepte facilement que les rémunérations soient relatives aux mérites, aux compétences ou à l’importance des services fournis. Prenons le cas des footballeurs. Ils sont au moins 11 à jouer dans une équipe. Ils produisent les mêmes efforts et effectuent les mêmes durées de travail. Peut-être même que les moins connus d’entre eux font plus d’entrainements que d’autres. Pourtant, ils ne perçoivent pas le même salaire. Et le reste de l’équipe accepte facilement qu’une personne, sous prétexte qu’elle marque plus de buts et qu’elle soit plus connue soit excessivement rémunérée que d’autres.

C’est cette acceptation du public des conditions meilleures dont certaines personnes bénéficient qui fait que la balance se penche d’un côté et que l’autre côté soit lésé. Les footballeurs doivent réclamer la perception d’une même rémunération puisque le travail effectué et la mission à assurer sont les mêmes qui sont de faire gagner son équipe. C’est au niveau des primes et des avantages que doivent se faire ressentir la différence entre les personnes qui marquent le plus de buts et celles qui, par malchance, ont marqué moins.

Égalité des chances

Elle concerne plutôt l’éducation et l’embauche. Comme l’égalité des conditions, celle des chances fait souvent l’objet de réclamations dans le milieu éducatif et professionnel. L’éducation est primordiale pour assurer un avenir meilleur. Toutefois, dès ce stade, nous apercevons des inégalités régner. Pour un enfant issu d’une famille riche, la perspective d’occuper un poste à niveau moyen est inacceptable. Cela serait perçu comme un échec. Or, pour un enfant d’une famille défavorisée, cela constitue une parfaite réussite. Ce qui tend à expliquer que la perception varie selon l’origine sociale. Pourtant, l’équité veut que, à niveau d’études égal, les ambitions sociales doivent être pareilles.

Pour remédier à cette inégalité des chances, il serait judicieux de compenser les différences d’aptitude à l’école venant des différences dans les éducations cognitives au sein de la famille. L’école doit assurer sa fonction de transmetteur de savoirs et non de juge qui exclue les étudiants qui n’ont pas de carte scolaire ou d’autres papiers relatifs à la régularité scolaire.

Rappelons-nous que durant les périodes de Guerre, nous étions solidaires avec des individus qui sont venus d’ailleurs pour soutenir notre cause qu’ils considéraient comme la leur. À ce jour, nous avons le devoir de défendre les opprimés, les persécutés et les personnes les plus vulnérables pour que règnent l’égalité et la solidarité.

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